Ebook iPhone, « Le chemin qui menait vers vous », épisode 3 dispo.
Note : William Réjault est journaliste et auteur de romans depuis 2006. Il officie quotidiennement sur LePost.fr et vous le connaissez sans doute par son blog Ron l’infirmier, où il a raconté pendant plusieurs années, de manière poignante, son quotidien de soignant. En 2010 William sort Le chemin qui menait vers vous [AppStore, Gratuit] un roman feuilleton interactif sur lequel vous pouvez réagir, et donner votre avis à l’auteur.
Aujourd’hui, pour les lecteurs d’Applicationiphone.com, William nous parle d’un commentaire un peu particulier …
Une idée qui chamboule tout
Voir dans iTunesLire un commentaire lors de mes vacances est une très mauvaise idée. Perdu en plein milieu de la Bavière, dans un chateau, je me surprends à activer la 3G pour vérifier que « Le Chemin qui menait vers vous » est toujours en ligne, que le site officiel est bien là.
Une peur irrationnelle.
Et je lis un commentaire.
Un truc de fou, un vrai commentaire qui me fait écarquiller les yeux.
Pas un commentaire « C’est bien », « C’est super », « Merci, continuez comme ça », non, un commentaire construit, écrit, posé et qui ouvre des perspectives hallucinantes.Je reste sans pouvoir parler, en pleine réflexion. Stupéfait. Ce commentaire, cette idée est juste, elle est généreuse, elle est intelligente : elle s’adapte pile à ce que nous voulions faire pour mieux dynamiter le tout. Elle remet un personnage en perspective, offre une nouvelle couche à l’histoire et nous pousse à remettre en question un pan de l’aventure que nous pensions acquis.
J’appelle Laurent, mon co-auteur. Nous discutons, lui dans le Sud de la France, moi près de la frontière Autrichienne. Nous ne sommes pas d’accord sur la façon d’intégrer l’idée à l’histoire mais nous savons qu’il faut s’en servir, évidemment. Évidemment. Nous nous couchons tous deux à 1500 kilomètres de distance assez nerveux. L’histoire nous possède réellement : il faut la dompter et reprendre les rennes, le lendemain, maitriser l’idée et prouver à l’autre que sa vision sera la bonne. Nous sommes deux. Le dialogue est déjà riche. Avec les idées derrière, potentiellement, nous sommes cent, nous sommes mille. Mais toujours deux, au final, à trancher.
Et nous avons tranché, bien sûr.








Commentaires
Commentaires