Boowie : un boo shoot’em up français
Le passage d’Espgaluda II à Boowie est choquant. Et autant vous dire que je ne suis pas encore sorti indemne des claques que le premier m’a mis ! Ce qui m’a fait aborder Boowie, un shoot’em up créé par le studio français Egg Ball, avec 1) de l’appréhension 2) un sentiment de « reviens-y-sur-Espgaluda ».
Alors, est-ce que la poésie graphique l’emporte sur l’avalanche de tirs ?
Boowie, ce serait presque une nouvelle philosophie graphique. Transplanter le style de Rayman dans un shoot’em up à défilement horizontal est loin d’être une mauvaise idée, ça donne même un très bel univers.
Les screenshots sont la preuve visuelle de ce que j’avance : c’est beau. C’est romantique, un sentiment de paix intérieure limitée par les bordures du haut et du bas ; mêlé à une agression du monde extérieur représentée par les boules noires carnivores qui ne vous veulent que du mal.
Je pourrais m’étaler sur ce design magnifique encore plusieurs paragraphes, car l’intérêt du titre repose dessus. Mais ce n’est pas dans votre intérêt. L’analyse reprend donc. Et j’ajoute un bémol aux graphismes : vous avancez trop vite et on a pas le temps d’apprécier le paysage, heureusement il se répète (dans le bon sens) et ce qui nous a échappé la première fois est visible la seconde.
Vous maniez Boowie, qui décidément ressemble à un colibri échappé d’un dessin animé Disney, avec le stick en bas à gauche. Le bouton bleu en bas à gauche représente votre rayon magique qui aspirera vos collègues perdus. Par la même occasion ces derniers amélioreront vos attaques (représentées par le second icône, chaque boule remplie correspond à un bonus d’attaque).
La prise en main est difficile, il faut bien 15 à 20 minutes pour comprendre qu’il vaut mieux laisser son doigt sur le stick de direction pour avancer sans se planter. Autant dire que ma première impression de gameplay n’a pas été bonne. Cependant, une fois le système compris ça s’est bien mieux passé.
Boowie avance comme vous le guidez, il faut éviter les stalactites et les stalagmites pour ne perdre de la vie. Cette vie est couplée à vos pouvoirs, chaque vie perdue vous fait perdre une boule et donc le bonus d’attaque, et quand vous n’en avez plus, c’est le game over. Un système peu commun du shoot’em up mais qui est plaisant. Gardez à l’esprit que plus vous perdez, moins vos attaques sont puissantes et plus vous allez avoir du mal à éliminer tous les ennemis. Dilemne !
Outre le tir, Boowie dispose d’un coup de poing destructeur quand les ennemis sont juste à ses ailes ; l’attaque spéciale est ravageuse et c’est jouissif de pouvoir l’utiliser. Les niveaux se parcourent assez tranquillement, il est même possible de les faire sans tuer un seul ennemi et juste le boss final, mais dans ce cas votre score sera peu élevé.
Quant aux boss, ils sont très bien faits. Il vous faudra d’abord aspirer le Weezy retenu prisonnier pour commencer la destruction. Pas très difficiles, graphiquement beaux : des boss nouvelle génération.
Pour conclure : Boowie est un bon shoot’em up avec une touche de poésie. Mais il contient de nombreux défauts pour un jeu qui se revendique et du shoot’em up et du beat’em all (dernier point auquel je n’adhère pas, l’attaque au poing est dure à utiliser) : les ennemis sont trop peu nombreux (mais à ma décharge je suis sous l’influence d’Espgaluda II) et la difficulté est…pas difficile, il vous faut juste bien diriger Boowie pour pas qu’il se mette dans le décor.
De plus j’ai relevé un bug : il arrive que Boowie se retrouve coincé dans une bordure (du bas pour mon cas) et dans ce cas il n’y a d’autre choix que de relancer l’application.
A part ces points, le titre affiche un très bon prix pour une bonne qualité donc n’hésitez pas ! S’agissant de la première application du studio Egg Ball, on peut s’attendre à du encore mieux par la suite.
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