PrincessFury, la princesse qui castagne
Quoi de plus stupide mais quoi de plus jouissif qu’un beat’em all ? Nous vous annoncions, il y a quelques jours, la sortie de PrincessFury du studio UltiZen Games. Le jeu, disponible depuis le 3 juin sera-t-il le défouloir de votre mois de juin pour bien vous accompagner pendant les examens ou pour vous remettre d’une énième défaite de l’équipe de France de football?
Vous rêviez de connaître la fille cachée de Blanche Neige et de Tidus (de Final Fantasy X) et bien, la voilà en chair et en os pour votre plus grand plaisir. Cette princesse en a (du courage) et n’a pas besoin d’un quelconque chevalier servant pour envoyer ses ennemis ad patres. Votre objectif : guider Princess à travers les 20 mondes en déchiquetant, étripant, écrabouillant… Les missions proposées sont variées en allant de la destruction bête et méchante à l’escorte en passant par la défense d’une base.
Le jeu est extrêmement immersif et on prendra très rapidement du plaisir même si on aura l’impression d’appuyer comme une brute sans réfléchir (mais n’est-ce pas là le but d’un beat’em all?). La donne change, malgré tout, rapidement puisque PrincessFury intègre un aspect RPG non négligeable. Cela se caractérise par plusieurs points : l’arrivée progressive d’alliés, l’amélioration de votre force et de vos points de vie mais également de sorts magiques (tourbillon, éclairs, …). Le jeu y gagne en richesse et, tant que faire se peut, en subtilité. On regrettera quand même que certaines missions ne soient humainement accessibles qu’à partir d’un certain niveau d’expérience et que ceci vous oblige souvent à repasser (et re-repasser) certains niveaux plus basiques pour atteindre le niveau requis.
Techniquement, le jeu est assez impressionnant. Les graphismes sont soignés, agréables et le nombre de personnages affichés simultanément sur l’écran est énorme (jusqu’à 100 !!!). La bande son n’est pas en reste avec ses mélodies entraînantes spécifiques pour chaque univers et de bons vieux riffs hard-rock quand il s’agit de déglinguer du boss. Les contrôles sont également à la hauteur en se montrant réactifs en toute situation.
Voilà un jeu qui avait tout pour plaire. C’est d’ailleurs le cas au début puisque les premiers niveaux sont un vrai plaisir coupable. Mais le rythme se ralentit assez rapidement avec ce besoin d’expérience pour terminer certains niveaux et cet aspect RPG qui est finalement trop incompatible avec le côté beat’em all. On commencera alors à s’énerver du jeu plutôt que de s’énerver dans le jeu. Dommage.
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