[+] Draw Something : notre test et nos meilleurs dessins
Draw Something, vous connaissez. Le monde entier en a parlé, à tel point qu’il devenait difficile d’en faire un test. Pourtant, l’appli en mérite un, amplement. Pour changer des habitudes, faire un test original et à la hauteur du jeu, on a décidé d’apporter un angle unique : celui du gros délire. Autrement dit, comment on vit une partie de DrawSome. Vous n’avez qu’une chose à faire : prendre les crayons de couleurs, enfin, votre iPhone ou votre iPad.
« Un trait s’inscrit sur mon écran, s’efface, puis réapparaît d’une autre couleur. Un second et un troisième le rejoignent, commençant à esquisser les contours d’un objet. Quelques crayonnés et ajout d’aplats colorés plus tard, je commence à voir où mon adversaire veut en venir. Un rapide coup d’œil aux lettres disposées en bas de mon écran confirme mon intuition première. Quelques pianotages plus tard, un message de félicitation s’inscrit. J’ai trouvé ce que mon adversaire avait en tête, à mon tour de lui en faire baver, car c’est là que réside tout le sel de cette diabolique application qu’est Draw Something… »

« Trois mots s’offrent alors à moi. Trois mots parmi lesquels je vais devoir faire un choix, cornélien s’il en est, vu que je devrais ensuite le faire deviner à mon adversaire du moment (notre estimé rédac’ chef si vous voulez tout savoir), par le biais d’un dessin. Petite difficulté supplémentaire pour nous autres mangeurs de grenouilles, le jeu est entièrement localisé en anglais, ce qui par moments, limite drastiquement le champ des possibilités. Bon point pour le jeu cependant, de nombreuses références à la culture pop (je ne lâcherai pas ici le mot geek, beaucoup trop galvaudé par les temps qui courent) permettent de s’éclater en livrant en pâture à ses adversaires sa vision de Marge, Pikachu et autres icônes du même acabit.
Mais revenons à nos moutons, à savoir les trois mots dont je parlais au début de ce paragraphe (digression quand tu nous tiens). Ces trois mots « valent » chacun une, deux ou trois pièces ; la monnaie du jeu, qui permet entre d’étendre sa palette de couleurs, représentant leur niveau de difficulté, les mots valant une pièce étant atrocement faciles, tandis que leurs homologues à trois promettent de magnifiques tirages de cheveux, aussi bien à dessiner qu’à deviner d’ailleurs. Une fois le choix effectué, reste à attaquer la partie la plus fun, le dessin. »

« Enfin, quand je dis fun, peut-être vais-je un petit peu vite en besogne, car lorsque l’on joue sur un iPhone (comme votre serviteur), réaliser des œuvres plus complexes que celles d’un gosse en maternelle (comprenez des bonhommes en bâton aux proportions plus ou moins justes) s’avère vite compliqué. En effet, la surface tactile de l’iPhone, pour réactive qu’elle soit, manque cruellement de précision, surtout lorsque pour réaliser ses œuvres, on ne dispose que de son gros doigt boudiné en lieu et place d’un crayon. Et on ne peut pas zoomer. Mais qu’importe.
Armé de deux outils, un crayon et une gomme, disponibles tous deux en 4 tailles différentes, et d’une palette de couleurs extensible au gré de ses achats (pour les plus paresseux, il est possible d’acheter des pièces avec du vrai argent, plutôt que de les gagner en bûchant sur ses dessins), nous voilà prêt à commencer notre chef d’œuvre. Attention, ellipse narrative en approche. Une fois ce dernier terminé (je vous avais prévenu), un petit tour sur le bouton envoi et bim, c’est à l’adversaire de se débrouiller avec ce que l’on vient de concocter, bouclant ainsi la boucle, et nous entraînant dans une spirale sans fin de dessins et de contre-dessins. Ah oui, j’allais oublier. Dès lors que l’on commence un dessin, l’application enregistre les moindres faits et gestes. Essais, erreurs, gribouillages intempestifs, tout ! Et c’est cela qui sera infligé au pauvre hère en face. Il verra tout ceci, et devra se débrouiller avec pour découvrir le mot choisi. La satisfaction suprême sera de faire trouver un coquillage ou bien une mouette en dessinant d’abord une plage, un parasol, des baigneurs, des poissons… pour terminer avec le coquillage ! »

« Cette mécanique, aussi simple que diabolique, est ce qui fait tout l’intérêt de Draw Something. Voir les tâtonnements de son adversaire lorsqu’il réalise son dessin, tenter de deviner son cheminement de pensée, ce qui l’a amené à choisir cette manière de représenter son mot plutôt qu’une autre, trouver la subtile référence cachée derrière les traits, parfois grossiers de son dessin, est une expérience en soi. En illustration de cet article, vous pourrez ainsi découvrir quelques unes des plus belles œuvres que Florian m’a offert, dénotant non seulement son talent inné pour le dessin (bien que je me doive de souligner qu’il possédait sur moi un avantage non négligeable : il jouait sur son iPad rutilant), mais aussi une grande sagacité dans le choix de ses représentations. [note de Florian : il exagère ^^]
Je terminerai enfin en évoquant la première mise à jour de Draw Something, car elle apporte quelques nouveautés fort appréciables. En premier lieu, il est désormais possible d’annuler son dernier trait, et croyez-moi, cela n’est pas de trop étant donné le nombre de ratures et autres ratés qui surviennent lors d’un dessin. On pourra aussi noter la possibilité de sauvegarder ses dessins, de les poster sur les désormais traditionnels Facebook et Twitter, ou de les accompagner d’un petit commentaire pour son adversaire. Adversaire qui peut soit être l’un de vos amis, soit un total inconnu sélectionné au hasard parmi les 50 millions et plus de joueurs du monde entier. »

Notre note : 7/10
En conclusion, Draw Something est un bon jeu. On pourra lui reprocher bien des choses, comme par exemple sa relative imprécision lorsque l’on joue sur iPhone, le nombre restreint de mots différents. Ou pire, le fait qu’il soit entièrement localisé en anglais, avec un nombre important d’expressions idiomatiques (je pense à Tebowing en particulier, qui n’évoque en nos vertes contrées rien de particulier), ce qui rebutera à n’en pas douter les plus hermétiques à la langue de Susan Boyle. Mais reste que l’on s’amuse. On s’amuse beaucoup même, devant les trouvailles d’inventivités de ses adversaires, autant que devant leurs ratés les plus mémorables, et c’est bien, selon moi, le principal.
Testée sur : iPhone 4S (5.0.0)
Version testée : 1.5.14
Taille de l’application : 14 MoPlus : La recherche d’amis via Facebook

Mention spéciale pour le dessin d'Oprah et sa référence à South Park Voir dans iTunes








Commentaires
Commentaires
Par Hiluluk (posté avec l'app iPhone du site) le 20-04-2012
Une chose cloche… Avec un talent pareil pourquoi êtes vous encore rédacteurs? Sinon je conseille Sketch Club à tous, l’app est ultra-complète et sert autant au dessin que d’outil retouche photo et il y a derrière un réseau social très convivial avec des concours tout le temps avec des lots plus que sympas à gagner.
Par Elec7ro (posté avec l'app iPhone du site) le 20-04-2012
Jolie dédicace à Gary et Moumoule (version française de South Park). Dans le même ordre d’idée de jeu y’a Charadium, en français et bien réalisé
Par TuPac le 20-04-2012
en francais un jour ou pas?
Par Azkunki (posté avec l'app iPhone du site) le 21-04-2012
@Elec7ro : Et plus complet aussi.
J’attendais le test pour voir ce que tout le monde trouve de plus à Draw Something qu’à Charadium. Ben je vois qu’il n’y a rien si ce n’est que l’on voit toutes les étapes du dessin. Le reste Charadium l’a et pas Draw Something. Je pensais avoir une explication qui me permettrait de comprendre cette différence de popularité, mais je ne l’ai pas eue.
En plus, si l’on souhaite faire un beau dessin, c’est quasiment impossible avec Draw Something, alors qu’avec Charadium, on a différents outils, le zoom, autant de undo que l’on veut… Ce qu’il lui manque c’est les nuances de couleurs, mais on se débrouille très bien avec celles qu’on a (même si on peut parfois avoir envie d’utiliser une couleur avec une nuance qu’il n’y a pas). Mais avec Draw Something c’est pas non plus top de ce côté-là. Pas par manque de couleur, mais parce que le jeu peut nous pousser à dépenser en iap (in-app purchase) pour avoir des couleurs supplémentaires. Heuseusement qu’on peut en gagner en devinant les mots (par contre c’est long…).
Ne nous y trompons pas ! Draw Something est un bon jeu. Mais il est bien moins développé que Charadium pour une majorité de point (pour le moment en tout cas).